Sécurité en avalanche
Ce guide résume la position actuelle du CAC sur le terrain avalancheux, les exigences en matière d'équipement et les qualifications des chefs de course pour les déplacements en hiver et sur la neige. Il s'agit de lignes directrices de travail fondées sur des pratiques exemplaires établies — les sections sont tenues de les appliquer par leurs propres processus de validation et de publication des sorties.
:::info Ces lignes directrices évoluent activement Les comités de Développement du leadership et de Sécurité élaborent un cadre national. Cette page sera mise à jour au fur et à mesure que les directives seront finalisées. Des questions? Contactez votre personne-ressource régionale au bureau national du CAC. :::
1. Quand les considérations en avalanche s'appliquent-elles?
Le déclencheur pertinent, ce sont les conditions de neige, et non les dates du calendrier. Les avalanches se produisent en dehors des mois d'hiver traditionnels. La question à se poser lors de la planification de toute sortie en déplacement sur la neige est :
Y a-t-il assez de neige pour qu'un risque d'avalanche existe?
Si oui — peu importe le mois — les considérations en avalanche s'appliquent à votre planification de sortie, à vos exigences en matière d'équipement et aux qualifications des chefs de course.
2. Classification du terrain (ATES)
Le CAC suit la définition d'Avalanche Canada : le terrain avalancheux est constitué de pentes typiquement plus inclinées que 25–30° et capables de produire des avalanches. Le terrain est classé selon l'Échelle d'exposition au terrain avalancheux (ATES) :
| Classe | Cote | Description | Exemple |
|---|---|---|---|
| Classe 1 | Simple | Pentes à faible angle ou bien séparées; temps d'exposition minimal en terrain avalancheux | Sentier de vallée avec pentes ouvertes occasionnelles |
| Classe 2 | Difficile | Couloirs d'avalanche bien définis; pentes ouvertes ou crêtes avec exposition modérée | Ski de randonnée typique en arrière-pays; traversées de crêtes modérées |
| Classe 3 | Complexe | Multiples couloirs d'avalanche superposés; gestion difficile du terrain | Voies alpines techniques; terrain glaciaire; couloirs |
La classification du terrain — et non seulement les cotes régionales de danger — détermine si et comment votre groupe se déplace. Utilisez les outils d'Avalanche Canada en complément de votre propre évaluation du terrain.
3. Exigences en matière d'équipement d'avalanche
Si une sortie comporte des déplacements en terrain avalancheux, tous les participants doivent porter un détecteur de victime d'avalanche (DVA), une sonde et une pelle.
:::warning Faible danger ne veut pas dire aucun danger Les cotes régionales sont des moyennes générales. Les décisions propres au terrain comptent davantage que la cote du bulletin. Porter l'équipement quand la neige et le terrain le justifient est l'approche la plus simple et la plus défendable. :::
Quand l'équipement peut ne pas être requis
Si une sortie est explicitement planifiée pour éviter entièrement le terrain avalancheux, et que ce plan est raisonnable et défendable, une section peut déterminer que l'équipement d'avalanche n'est pas requis. Cependant :
- Si un terrain imprévu force l'exposition au terrain avalancheux, la décision appropriée est de faire demi-tour (ou d'imposer le port de l'équipement pour la sortie)
- Si Avalanche Canada a émis une cote de danger Faible ou plus, le risque d'avalanche existe à l'échelle régionale
- Aucune cote est la seule situation où il n'y a pas encore assez de neige à la bande d'élévation pour produire des avalanches
- Hors saison de bulletin, l'évaluation du terrain demeure la règle
Porter l'équipement seul ne suffit pas. Le groupe doit démontrer une compétence en sauvetage autonome et en travail d'équipe avant d'entrer en terrain avalancheux. La compétence partagée compte autant que l'équipement.
4. Qualifications du chef de course
AST 2 ou équivalent est le seuil de référence pour mener en terrain avalancheux. L'équivalence peut inclure :
- Une formation avancée en avalanche au-delà de l'AST 1
- Une expérience documentée et démontrée en leadership en arrière-pays
- Une certification professionnelle (ACMG, FQME, IFMGA, etc.)
- Une expérience pratique étendue dans le type de terrain mené
:::danger L'équivalence n'est pas auto-déclarée L'équivalence est déterminée par le processus de validation de la section. Un chef de course ne peut pas déclarer unilatéralement sa propre équivalence — l'exécutif de section est responsable de cette évaluation. :::
5. Matrice de formation — modèle de la section CAC Ottawa
Bien que ce ne soit pas une norme nationale, le cadre de la section CAC Ottawa (élaboré par Bill Barrett) est un modèle de référence solide pour associer la classification du terrain ATES à des attentes de formation proportionnelles. Les sections peuvent l'adapter pour leurs propres processus de validation.
| Terrain | Chef de course | Participants |
|---|---|---|
| Non-avalancheux | AST 1 | Sensibilisation de base à l'avalanche recommandée |
| Simple (ATES 1) | AST 2 recommandé; AST 1 minimum | AST 1 recommandé; au minimum une journée de formation préalable en sécurité avalanche |
| Difficile (ATES 2) | AST 2 | Au moins un participant AST 2; les autres AST 1 minimum |
| Complexe (ATES 3) | AST 2 | Au moins 50 % des participants AST 2; les autres AST 1 minimum |
6. Le modèle de responsabilité partagée
Les chefs de course du CAC sont des chefs bénévoles amateurs, et non des guides professionnels (sauf s'ils sont explicitement embauchés à titre professionnel). La prise de décision ne repose pas sur un seul individu — elle s'inscrit dans un écosystème de gouvernance plus large qui inclut :
- Les processus de validation et la supervision exécutive de la section
- Les descriptions de sortie et la divulgation des dangers
- La reconnaissance de la décharge et le filtrage des participants
- Les pratiques de sécurité exemplaires durant la sortie (réunion pré-sortie, vérifications matinales, signalement d'incidents)
- La police RCG du CAC (la sortie doit être une activité sanctionnée par le CAC)
Ce que les tribunaux et les assureurs évaluent, c'est si des systèmes raisonnables étaient en place et ont été suivis. La responsabilité émerge typiquement de la négligence grossière, du fait d'agir en dehors des rôles sanctionnés, ou du non-respect des procédures établies.
Articles connexes
- Aperçu de la planification des sorties
- Mineurs lors des sorties du CAC — règles spécifiques au terrain avalancheux quand des mineurs sont présents
- Assurance et responsabilité